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L'Atelier du temps à le plaisir de vous présenter cette Audemars Piguet «Small Calatrava» ("White dial") datant des 1960’s.
Nous avons ici le plaisir de vous présenter une élégante montre-bracelet Audemars Piguet datant des années 1960, réalisée en or jaune 18 carats et présentant un diamètre d’environ 28 mm. À travers ses proportions délicates, son boîtier précieux et son cadran à petite seconde, cette pièce illustre parfaitement une facette aujourd’hui plus confidentielle de l’histoire de la Manufacture : celle des petites montres habillées, produites en séries extrêmement limitées durant l’âge d’or de l’horlogerie suisse.
À l’opposé des grandes complications ou des créations spectaculaires qui ont contribué à la renommée internationale d’Audemars Piguet, ces montres de petit diamètre étaient conçues autour d’une recherche d’équilibre, de finesse et d’élégance. Elles étaient destinées à être portées quotidiennement, sous une manche de chemise ou de veste, tout en conservant les standards de finition propres à une maison de Haute Horlogerie.
Les années 1950 et 1960 constituent une période particulièrement intéressante dans l’histoire d’Audemars Piguet. La Manufacture, fondée au Brassus en 1875 par Jules-Louis Audemars et Edward-Auguste Piguet, développe alors une extraordinaire diversité de créations. Loin de produire uniquement des montres rondes conventionnelles, la maison expérimente des formes rectangulaires, carrées, asymétriques, ovales ou encore particulièrement géométriques.
Les archives de la Manufacture témoignent de cette extraordinaire liberté créative. Au début des années 1960, Audemars Piguet réalise ainsi plus de trente modèles asymétriques différents entre 1959 et 1963, la plupart produits à moins de dix exemplaires. Cette période est aujourd’hui considérée par la Manufacture elle-même comme un véritable âge d’or de la créativité horlogère.
Parallèlement à ces créations avant-gardistes, Audemars Piguet continue de produire des montres rondes beaucoup plus classiques. Ce sont précisément ces dernières que les collectionneurs rapprochent parfois, par leur philosophie esthétique, de ce que l’on appelle communément les « petites Calatrava » : des montres de diamètre contenu, en métal précieux, caractérisées par une grande pureté de dessin et une priorité donnée à la lisibilité.
Avec ses 28 mm, notre exemplaire appartient parfaitement à cette génération de montres élégantes aux proportions aujourd’hui considérées comme vintage. À l'époque, un diamètre de cette taille pouvait correspondre à une montre masculine habillée de petit format ou à une montre destinée à un poignet plus fin. Aujourd'hui, cette dimension lui confère au contraire un charme particulièrement recherché par les amateurs de vintage, à la recherche de pièces discrètes et authentiques.
Son boîtier en or jaune 18 carats constitue naturellement l'un des principaux attraits de la montre. L'or apporte une chaleur et une profondeur particulières à cette architecture volontairement sobre. Les années 1960 sont d'ailleurs une période durant laquelle Audemars Piguet exploite abondamment l'or jaune dans ses créations, aussi bien pour les montres classiques que pour ses modèles les plus audacieux.
Cette prédominance de l'or est particulièrement visible dans les archives de la Manufacture : le modèle 5138, vendu en 1960, est par exemple une montre ronde à petite seconde en or jaune équipée du calibre 2001. Il constitue un excellent témoignage de l'esthétique recherchée par Audemars Piguet au tout début de cette décennie.
Le cadran blanc constitue ici un autre élément essentiel de l'identité de la pièce. Sa disposition classique est complétée par une petite seconde, généralement positionnée à 6 heures, architecture traditionnelle particulièrement appréciée sur les montres habillées de cette période.
La petite seconde possède un charme très particulier : contrairement à une montre trois aiguilles dont le mouvement des secondes est central, elle permet de dégager visuellement le centre du cadran et de donner davantage de profondeur à sa composition. Elle constitue également un témoignage de l'architecture mécanique traditionnelle des mouvements de cette génération.
Le cadran craquelé, caractéristique de l'exemplaire présenté, apporte par ailleurs une personnalité singulière à la montre. Les traces du temps, lorsqu'elles sont naturelles, sont aujourd'hui particulièrement appréciées des collectionneurs de montres anciennes car elles témoignent de l'histoire matérielle de la pièce.
Dans le cas présent, il convient toutefois de préciser que le cadran a été restauré. Cette information est importante dans une présentation destinée à un collectionneur averti : la restauration permet de retrouver une présentation esthétique plus homogène et plus lisible, mais elle doit être distinguée d'un cadran conservé dans son état strictement d'origine. Cette transparence fait partie intégrante de la valeur historique d'une pièce vintage.
Il serait réducteur de considérer les Audemars Piguet des années 1960 comme de simples montres classiques. C'est au contraire une période d'une incroyable créativité.
La Manufacture explore alors simultanément plusieurs voies. Elle perfectionne ses mouvements extra-plats, développe des montres miniatures et expérimentales et travaille sur des formes de boîtiers extrêmement originales.
Le calibre 2003, par exemple, ne mesure que 1,64 mm d'épaisseur, ce qui en faisait à cette époque le mouvement le plus plat de sa catégorie. Plusieurs modèles présents dans les catalogues Audemars Piguet autour de 1960 en étaient équipés.
Cette recherche de finesse est fondamentale pour comprendre les petites montres en or de cette génération. Leur faible diamètre ne constitue pas simplement une contrainte esthétique : il impose également aux horlogers de travailler avec des mouvements miniaturisés et extrêmement fins.
Audemars Piguet conservait alors une production très confidentielle. En 1960, la maison atteignait pour la première fois environ 3 000 montres vendues, chiffre minuscule comparé aux dizaines de millions de montres exportées annuellement par l'industrie horlogère suisse.
Cette faible production explique en partie pourquoi les petites Audemars Piguet vintage de cette époque sont aujourd'hui beaucoup moins courantes que les montres de marques produites en grandes séries.
Cette décennie est également celle durant laquelle Audemars Piguet commence à développer une relation particulièrement importante avec Gérald Genta.
Le designer signe un contrat avec Audemars Piguet en 1962, tout en restant indépendant. Il dessine alors plusieurs modèles pour la Manufacture et participe à cette évolution stylistique qui fera progressivement entrer la maison dans une nouvelle ère. Les archives AP associent notamment son nom à plusieurs modèles géométriques et asymétriques du début des années 1960.
Cette période prépare indirectement ce qui deviendra quelques années plus tard l'une des plus grandes révolutions de l'histoire de la maison : la création de la Royal Oak en 1972.
Mais avant l'arrivée de la Royal Oak, Audemars Piguet possède déjà une identité extrêmement forte : celle d'une maison capable de produire aussi bien des montres classiques d'une finesse exceptionnelle que des créations totalement avant-gardistes.
C'est précisément ce qui rend notre exemplaire intéressant.
Avec ses 28 mm, son boîtier en or jaune 18 carats, son cadran blanc à petite seconde et son esthétique particulièrement sobre, cette Audemars Piguet représente une époque où la Haute Horlogerie ne cherchait pas nécessairement à attirer l'attention par la taille ou la complexité visuelle.
Elle témoigne d'une conception beaucoup plus traditionnelle du luxe : une montre précieuse, discrète, extrêmement bien proportionnée et destinée à accompagner son propriétaire pendant de nombreuses années.
Son cadran restauré, qu'il convient de mentionner en toute transparence, n'empêche aucunement la montre de présenter un charme remarquable. Au contraire, associé à la patine du boîtier en or et aux proportions typiquement vintage, il participe à l'identité particulière de cet exemplaire.
Cette pièce s'inscrit ainsi dans une période particulièrement importante de l'histoire d'Audemars Piguet, située entre la grande tradition horlogère de la première moitié du XXe siècle et l'explosion créative qui conduira la Manufacture vers les montres sportives de luxe des années 1970.
Une Audemars Piguet en or jaune 18 carats des années 1960, de seulement 28 mm, avec petite seconde et cadran blanc, constitue ainsi une représentation particulièrement élégante et confidentielle de la Haute Horlogerie suisse de cette époque : une montre de caractère, discrète par ses dimensions, mais prestigieuse par sa provenance et par le savoir-faire qu'elle renferme.
La montre possède une couronne d'origine.
La montre est révisée par nos horloger et garantie 3 ans.
Montre à retrouver dans notre boutique au 21 rue Jean Mermoz, Paris 75008.
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Oui, toutes les montres que nous proposons sont authentiques. Chaque pièce est soigneusement vérifiée et contrôlée par nos experts avant d’être mise en vente. Nous garantissons l’authenticité de nos montres et fournissons, lorsque disponible, l’historique et les documents associés.
Oui, il est possible de retirer votre commande directement en boutique. Une fois votre achat confirmé, nous vous notifierons dès que votre montre sera prête à être récupérée. Pensez à vous munir de votre pièce d’identité et de la confirmation de commande lors du retrait.
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